Privilégié parmi les privilégiés, sans doute est-il le seul à faire semblant de ne pas le savoir, Nicolas Bedos s’est fendu hier soir d’une chronique sur le plateau d’On n’est pas couché, émission porte-drapeau camouflée du mariage gay et de la « gauche » pédéraste, incarnée par son animateur.
Profitant de son statut de star au sein de la population bobo, la même qui peuple les trois-quarts des bancs du public de l’émission, Mickaël Bedos débarque sur le plateau coiffé de deux papillotes, d’une kippa, et accompagné par un personnage déguisé en rabbin et deux gardes du corps.
Assez troublé par cette apparition, je reconnais avoir été intrigué et curieux de découvrir la suite. Ce sera le moment de « subversion » le plus intense du sketch.
Nous resservant comme à chaque fois sa soupe de blagounettes tiédasse, ses effets « comiques » grossiers et répétitifs, le fiston se montre, il faut le reconnaitre, moins débile et un peu plus incisif que le papa, ce dernier ayant confondu, quant à lui, tout au long de sa carrière, à la différence de son rejeton, non pas l’arrogance, mais bien l’agressivité avec la subversion.
Soyons un peu sérieux et faisons preuve d’un peu d’honnêteté dépassionnée, qui sera indispensable pour sortir la tête haute du bourbier marécageux dans lequel nous sommes tous empêtrés aujourd’hui. Quoi de mieux donc, que de se prêter à une analyse sincère de celui que les oligarchies médiatiques et politiques confondues nous érigent en incarnation du Drôle et du Culotté ?
Quatre points me semblent indispensables à traiter :
1 – Bedos fils est le seul actuellement a aborder dans les mass-médias, sur le ton du sketch, le sujet Israël/Palestine. Mais faut-il seulement aborder ce sujet pour être efficace ? Bien sûr que non. Preuve en est ici : Bedos-fils fait l’erreur d’aborder le problème en y opposant les juifs et la Palestine. Ce qui est déjà une grande erreur, témoignant de son ignorance et de son manque de culture, qu’il a préféré combler par son arrogance. Bedos n’a pris en réalité aucun risque dans ce sketch, puisqu’à aucun moment il ne dénonce les problèmes sérieux en Palestine occupée ; il s’entête à nous ressortir tous les clichés sur les mamans juives, la bouffe juive, etc. sans jamais nous parler du régime sioniste d’apartheid qui occupe les territoires palestiniens. Car c’est bien cela le fond du problème, et non pas « les grosses mamelles » des mamans juives, ou bien le fait qu’il ne sache pas lire l’hébreu (citations de sa chronique visible en fin d’article). Présenter la situation sous cet angle est extrêmement dangereux, car il fait l’amalgame que Dieudonné n’a, par exemple, jamais fait : celui de confondre le juif lambda qui vit dans le pays dans lequel il est, et le sioniste des élites, qui fait chanter la terre entière en usant de l’antisémitisme pour défendre l’état voyou qu’il a conquis par la force de la colonisation, en désaccord avec son Dieu, se faisant un traitre à sa propre religion. Quant à la séquence de sa chronique sur la bande de Gaza , soyons dépassionnés et ne tombons pas dans l’impulsivité. Si nous nous battons pour pouvoir rire d’Israël et du sionisme, il faut accepter ceux qui le font sur la Palestine, même si ses diatribes n’ont fait rire que lui et trois adolescentes de 14 ans qui fantasment sur l’arrogant bobo 2.0.
2 – Il nous refait le coup du fan de Dieudonné agressif et idiot. Coup qu’il avait déjà effectué dans sa précédente chronique et qu’il met systématiquement en avant, lui servant d’alibi dans sa lutte contre celui qui est devant lui à des années-lumières en terme d’humour et de talent. Jouant volontairement sur la confusion, par ce petit exercice quasi-talmudique, il nous laisse croire que le public de Dieudonné n’est composé que de fils d’immigrés maghrébins abrutis et haineux. Ce qui l’arrange, car c’est ce qui lui permet de s’expliquer pourquoi sa dernière chronique n’a pas plu. Sans cette excuse, il est cuit. Quelque part, il a plutôt intérêt à y croire, car s’il s’avouait la vérité, le fait que le public de Dieudonné rassemble toutes les classes sociales, toutes les origines ethniques et qu’il représente le cœur et le noyau du peuple de France, qui est loin d’être abruti et haineux, il tomberait dans une grave dépression, qu’il a, pour l’instant, réussi à éviter seulement par l’incessant déversement au tractopelle de cocaïne dans ses deux narines, sortes de fosses modernes à ciel ouvert.
3 – Le fils Bedos use systématiquement des mêmes mécanismes « comiques ». Il n’est pas bien compliqué d’être percutant à la télévision en ces temps de fiotardise généralisée, où pondre deux vannes arrogantes suffit à faire de vous un héro de l’humour, un Guitry des temps modernes, vous assurant les éloges de toutes la caste de bobos qui hantent les plateaux TV, et de laquelle vous êtes issu. Les bobos ont ce fâcheux défaut de confondre l’arrogance et la subversion, ce qui donne des crétins incultes se pensant rebelles. Ils s’imaginent incarner la Vérité et le Juste, alors qu’ils sont complètement déphasés par rapport à la réalité de notre société car privilégiés, et se croient avoir la légitimé de venir donner de leçons de vie, de morale et de politique au peuple de France, qui lui endure la réalité de la vie au quotidien, à des kilomètres de la réalité bobo. Le bobo est le fléau de notre époque. Il est sans talent, ignorant, arrogant et il ne tire ses privilèges, non pas de ses qualités et du respect qu’il impose par sa culture et son habileté à jouer avec les mots, pour un comique par exemple, mais seulement de part son « sang » (fils ou fille de…), de part ses affiliations (réseaux) et de part l’admiration qu’il suscite chez les autres de son espèce, dont il est supérieur uniquement parce qu’il a eu droit à quelques neurones de plus.
4 – C’est le petit plus qui permet de venir assoir et finaliser définitivement ce raisonnement. À la fin de son sketch, il fait intervenir un « racailleux », dont il s’est chargé de caricaturer le propos et la voix, le faisant plaider de manière désastreuse pour la cause de Dieudonné, afin de montrer à son auditoire que c’est lui le talentueux et le courageux, et que c’est le public de Dieudonné l’idiot et l’agressif (Complément du point 2). Il finit par une phrase qui va venir résumer tout l’esprit bobo et toute la médiocrité du fiston Bedos : « J’imite pas les arabes, j’imite un abruti, y’en a aussi chez les blancs, ils défilent tous les dimanches dans la Manif pour tous. » Par cette simple phrase, il met dans le même sac le public de Dieudonné et les quelques gens normaux qui survivent encore dans ce pays et qui se battent pour que les enfants continuent à naître dans des familles composées d’un papa et d’une maman. Ce qui, aujourd’hui, représente le fascisme le plus extrême dans la tête de ces bobos bien-pensants, fléaux de notre civilisation.
Au final, il fait le même boulot que les mass-médias. Il est du même coté.
On se rend compte qu’une civilisation est proche de son extinction, lorsque ceux qui sont érigés en symbole de celle-ci représentent la décadence, l’arrogance et l’absence de talent la plus totale.
Jugez par vous-mêmes :
et comme par hasard, il a aucun problème avec la licrade ou le Crifion!
Le plus triste c’est que rien n’est drole !!! 12 min perdues